DISUNITED NATIONS de Christophe Cotteret


SÉANCE EXCEPTIONELLE


Jeudi 26 mars à 18h30

En présence de Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale à l’ONU sur la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés


Rapporteuse spéciale de l’ONU pour la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, Francesca Albanese dénonçait dès mars 2024 un génocide à Gaza. Dans les pas de cette dernière, une plongée au coeur de la crise de l’institution, confrontée à son impuissance à empêcher le massacre de populations civiles.


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Un film de
Christophe Cotteret
Avec Francesca Albanese
Pays France, Belgique 2025
Durée 1h20
Âge légal (suggéré) /
Genre Documentaire
Langue V.O. italien|sous-titres français

Depuis le 7 octobre 2023 et jusqu’à la première phase d’un accord de cessez-le-feu, conclu le 9 octobre 2025, l’incapacité de la communauté internationale à empêcher le massacre des populations civiles palestiniennes à Gaza, conjuguée à la complicité d’États occidentaux, ont acté l’effondrement du droit international. Quatre-vingts ans après sa fondation, l’Organisation des Nations unies traverse l’une des plus profondes crises de son histoire et sa mission est sévèrement remise en question. Alors que le conflit israélo-palestinien a fait l’objet du plus grand nombre de résolutions de l’institution, son impasse politique maintient sous haute tension un Proche-Orient au bord du gouffre.

Nommée en 2022 rapporteuse spéciale de l’organisation pour la situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Francesca Albanese a qualifié dès mars 2024 de génocide les crimes commis dans la guerre à Gaza – « des bombardements équivalant à six Hiroshima en un an » –, la plaçant au centre d’une tempête médiatique et politique sans précédent. Accusée d’antisémitisme par Israël et de mener une « campagne de guerre politique et économique contre les États-Unis et Israël » par Washington, la juriste italienne, qui dénonce l’immobilisme de l’Europe face à la destruction méthodique de l’enclave palestinienne, s’est vu infliger des sanctions par l’administration Trump. Victime d’une campagne de calomnies jusqu’aux panneaux géants de Times Square, menacée même d’arrestation en Allemagne, Francesca Albanese continue inlassablement d’alerter sur les violations des droits humains. Suivant son exemple, l’ONU a, à son tour, condamné un « nettoyage ethnique« . Mais au-delà de ses vaines protestations de principe, que peut l’institution, héritage de la Seconde Guerre mondiale et promesse d’un « plus jamais ça » auquel plus personne ne croit ? De quels pouvoir et moyens dispose-t-elle pour s’ériger en rempart face au naufrage politique et humanitaire et à la faillite de nations occidentales désunies, d’autant que l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité, au rôle central pour le maintien de la paix et de la sécurité, divergent sur la question ?