REPRISE
Dès le mercredi 26 août
Grâce à une mise en scène épurée et une photographie sensible, où les visages filmés en clair-obscur contrastent avec la lumière des paysages, Álvaro Olmos Torrico révèle d’une part une grande sororité, faite de transmission, d’autre part une tension croissante entre tradition et modernité. Dans un univers où la musique incarne à la fois la mémoire et l’émancipation, le réalisateur filme ses personnages avec une profonde bienveillance, laissant émerger leurs doutes sans jugement.
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Dans une communauté quechua des hauts plateaux boliviens, la jeune Clara apprend auprès de la vieille Ana, sa mère adoptive, à accompagner les femmes en couche et à donner la vie. En murmurant des chants rituels et en répétant des gestes réparateurs, elles perpétuent la tradition des sages-femmes andines, mais leur pratique est mise à mal par l’appel de la modernité. À travers leur histoire, portée par des actrices envoûtantes et des paysages spectaculaires, le réalisateur bolivien Alvaro Olmos Torrico célèbre le courage d’écouter sa voix et de choisir sa voie. Au cœur des Andes boliviennes, Ana et Clara parcourent à pied les hameaux dans les montagnes qui surplombent la ville de Cochabamba. Sage-femme d’expérience, Ana transmet à la jeune Clara, de visite en visite, un savoir fait de gestes et de chants enveloppants. Ici, les enfants naissent à la maison, guidés par la voix et les mains, dans un lien sacré à la Pachamama, la «Terre-Mère», tandis que le condor, messager des dieux, plane dans les cieux. Mais cet équilibre est menacé. Encore adolescente, Clara découvre un ailleurs où l’on vit au rythme des concerts et des rencontres amoureuses. Et dans le même temps, les médecins de la ville incitent les femmes enceintes à se tourner vers les soins modernes. Dès lors, tandis qu’Ana s’accroche à un mode de vie ancestral qu’elle juge immuable, la jeune femme est tiraillée entre son dévouement et ses désirs. |
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