Prochainement

dès le 17 octobre 2018

WONDERFUL LOSERS

Un film de Arūnas Matelis
Acteurs
/
Pays Lituanie 2018
Durée 1h11
Âge légal/suggéré 0/8
Genre Documentaire
Langue V.O. sous-titres français
Bande-annonce Wonderful Losers
Les cyclistes en queue de peloton sont souvent perçus comme des perdants. Or, ces équipiers, appelés aussi porteurs d’eau, renoncent à l’espoir d’une victoire personnelle et sacrifient leur carrière au profit des stars de leur équipe. Arūnas Matelis a suivi ces guerriers du cyclisme professionnel sur plusieurs années durant le Tour d’Italie. Depuis le point de vue des médecins, nous découvrons le quotidien de ces perdants magnifiques entre les chutes, les déconvenues, et cette énergie qui les porte toujours vers l’avant pour l’équipe.

 

dès le 24 octobre 2018

DAKINI

Un film de Dechen Roder
Acteurs
Jamyang Jamtsho Wangchuk, Sonam Tashi Choden
Pays Bhoutan 2018
Durée 1h58
Âge légal/suggéré 16/16
Genre Aventure
Langue V.O. sous-titres français
Bande-annonce Dakini
Le détective Kinley enquête sur la disparition d’une nonne bouddhiste. Il forme une alliance houleuse avec la principale suspecte, Choden, une femme séduisante considérée par les villageois comme une “démone ». Au fil des histoires que lui raconte Choden sur les Dakinis passées (des femmes éveillées, bouddhistes de pouvoir et de sagesse), Kinley croit entrevoir la résolution de l’enquête. Il devra cependant succomber aux charmes de Choden et à ses croyances surnaturelles.

 

dès le 7 novembre 2018

STYX

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Un film de Wolfgang Fischer
Acteurs
Susanne Wolff, Gedion Oduor Wekesa
Pays Allemagne 2018
Durée 1h34
Âge légal/suggéré 16/16
Genre Drame
Langue V.O. sous-titres français
Bande-annonce Styx

Rike est médecin urgentiste à Cologne. Pour ses vacances, elle s’offre une croisière en solitaire, depuis Gibraltar vers l’île d’Asuncion au milieu de l’Atlantique. Au large de la Mauritanie, elle est tirée de sa solitude par des appels de détresse d’un chalutier débordant de passagers. Wolfgang Fischer délaisse l’accessoire pour montrer la réalité des «sauvetages» en mer. Électrochoc garanti.

Styx débute de la plus étrange des manières, suivant un couple de singes habitant le rocher de Gibraltar sur fond d’une musique méditative. Images paisibles et poétiques qui vont vite laisser la place à celles d’un accident en plein Cologne. Une femme médecin organise les secours et suit le blessé dans son parcours vers l’hôpital. Changement de décor, la même femme organise une croisière en voilier vers l’île d’Asuncion. Cette première partie a beau avoir l’aspect sec d’un documentaire, on ne peut s’empêcher d’être fasciné par la précision, la méticulosité, de chaque geste de Rike, comme médecin, comme marin. Tout est organisé et rangé à sa place sur le voilier et même une tempête n’arrive pas à déstabiliser la jeune femme qui savoure déjà dans des livres son futur séjour sur Asuncion.

L’atmosphère change du tout au tout lorsque Rike aperçoit un chalutier au large. La proximité acquise auparavant vis-à-vis du personnage, dans l’espace confiné du voilier, produit alors son effet, l’identification à la jeune femme est quasi totale. Et comme elle, face au drame qu’on voit se dérouler sous nos yeux, on a le sentiment de perdre nos repères. La tension dramatique atteint un paroxysme qui va s’installer pour ne plus lâcher le spectateur. Non pas qu’il y ait un véritable suspens sur l’issue finale, mais plutôt les multiples irrésolutions, hésitations, indécisions, de notre protagoniste ne sachant plus trop comment répondre à la situation. Suzanne Wolff a une présence extraordinaire, le fait qu’elle soit elle-même un marin confirmé, ajouté à son talent d’actrice, y est pour beaucoup. Avec elle, Rike devient un personnage de référence. Le jeune Kényan Gedion Oduor Wekesa, qui joue le seul réfugié atteignant le voilier, crève aussi l’écran. Les deux font de Styx un film d’action, une fiction peut-être, mais qui a valeur de témoignage.